Préambule

La protection de l’environnement constitue une exigence fondamentale de la politique nationale de développement économique et social, en vertu de la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de l’environnement.

Parmi les objectifs poursuivis, on peut citer la prévention et la lutte contre toute forme de pollution et nuisance et l’amélioration du cadre et de la qualité de vie.
Malgré la volonté affichée des pouvoirs publics de promouvoir un environnement sain et respectueux de la santé, nous assistons ces dernières années à une dégradation alarmante de notre cadre de vie et de travail, en grande partie due au remodelage du paysage industriel (boom du secteur de l’énergie, développement du transport,…), à la croissance explosive des populations urbaines, à l’insuffisance de la lutte antipollution, à la non-maîtrise de la gestion des déchets, à l’exploitation anarchique des nappes phréatiques, et enfin à l’utilisation dangereuse des produits chimiques.

Il est largement admis que certaines maladies ou problèmes de santé en général sont aggravées, voire déterminées, par l’environnement au point que le terme de « santé publique » recouvre aujourd’hui des pathologies où les facteurs environnementaux occupent une place de plus en plus importante.

Le milieu de travail constitue également une source importante de nuisance pour l’homme. En Algérie, la médecine du travail a été d’un grand apport dans la connaissance des risques professionnels. Le bruit, les substances chimiques, les poussières et fibres minérales, de même que les agents infectieux restent les risques les mieux évalués.

Face à l’inquiétude et la prise de conscience grandissantes de la société civile, des actions doivent être engagées pour préserver la santé contre les agressions de l’environnement dans une perspective de développement durable. Ainsi, la recherche scientifique en santé environnementale doit être soutenue et encouragée pour participer à l’effort de développement du pays.