Perturbateurs Endocriniens et Environnement

Chef d’équipe : Pr AMANI Mohammed El Amine

Membres :

  • Dr LAKEHAL Lamine
  • Dr BENGHANI Mohammed Mahieddine
  • Dr SAKOUHIN Mounia

Présentation

Les toxiques environnementaux ont été incriminés dans l’élévation de la prévalence de certaines pathologies. Au fil du temps, nous avons assisté à une augmentation exponentielle, et au quotidien, de la présence de polluants environnementaux, conséquence de l’industrialisation galopante de nos sociétés. En 2012, l’Endocrine Society a défini les perturbateurs endocriniens (PE) comme toute substance ou mélange de substances chimiques exogènes pouvant interférer avec l’action d’une hormone. Les principaux produits en cause sont les Polluants Organiques Persistants (POP’s), les solvants et dérivés, les métaux, les pesticides, les plastifiants, les plastiques et les produits pharmaceutiques de soin et les hormones.

La dose, la durée et la source d’exposition ont leur importance.  Quant au mécanisme d’action de ces PE, ils miment l’action des hormones et peuvent interférer sur leurs étapes métaboliques. Les cibles de ces PE peuvent être le système hypothalamohypophysaire, le cerveau, les gonades…

Les récepteurs sur lesquels agissent ces PE sont divers (stéroïdiens, non stéroïdiens, les PPAR gamma et le complexe RXR…). Les effets néfastes de ces PE ont fait l’objet de travaux et plusieurs organes cibles ont de ce fait été étudiés tels que la glande thyroïde (l’action des pesticides sur la glucuronoconjugaison ou l’effet des métaux lourds environnementaux sur les cancers de la thyroïde), les gonades (Bisphénol A et syndrome des ovaires polykystiques), les adénomes somatotropes (dioxine et récepteur ahR). Par ailleurs, l’implication des PE est discutée dans le diabète sucré et l’obésité.

La plupart des études retrouvent un lien entre exposition aux perturbateurs endocriniens persistants et diabète type 2. Nous renforçons l’hypothèse que la fréquence du diabète type 2 est plus élevée chez les sujets exposés aux perturbateurs endocriniens non-persistants, aussi l’objectif principal de notre travail est de valider cette relation.

Le but essentiel poursuivi par cette étude est de promouvoir un programme national de régulation voire d’interdiction de l’utilisation de produits à base de perturbateurs endocriniens à usage domestique.

Objectifs :

  • Rechercher une association entre exposition aux perturbateurs endocriniens non persistants et diabète type 2 chez les patients suivis à l’EHU d’Oran
  • Identifier les facteurs associés à la survenue du diabète type 2 chez cette population
  • Etablir le profil du syndrome métabolique chez cette population et rechercher une relation entre l’exposition et le syndrome métabolique
  • Quantifier le risque cardiovasculaire chez les 2 groupes de sujets
  • Estimer la fréquence de l’obésité chez les 2 populations
  • Mesurer la qualité de vie chez les 2 groupes